Réunion Commission Organisation interne

10 juin 2020 (chez Kristina)

Présents : François, Kristina, Nathalie T., Stéphane, Cynthiana, Emilie, Pierre (secrétaire).

Ordre du jour (François) : réunion du 24 juin, retour sur les tensions internes.

La réunion a été longue et parfois confuse. Plusieurs points sur la communication interne au collectif ont notamment été relevés et à différentes reprises : Il est important d‘être attentif aux mots employés et comment on les utilise, ceux-ci n’ayant pas la même signification pour chacun, et tout particulièrement dans les mails. A savoir que les modérateurs sur les framalistes ne gèrent pas forcément les emballements. Par ailleurs, il est difficile de se comprendre par mail (différences de longueur des textes selon Stéphane, impossibilité de recourir à l’interprétation du langage non-verbal…).

On réaffirme la nécessité des réunions physiques. Il faut cependant éviter de couper les personnes qui tentent de dérouler leur argumentaire ou les formules toutes faites du genre « il faudrait ».

1-Tensions : les protagonistes ont ressenti le besoin urgent de s’exprimer pour mettre les choses à plat et ont pris la parole tour à tour. Rappel : au départ une réunion en mars sur le thème de la suite à donner aux élections, sur des points concrets de travail avec les listes concurrentes.

Les nouvelles n’ont pas été accueillies. Au départ, Cynthiana s’est sentie comme une cheveu sur la soupe, mais ayant l’expérience des grands groupes, ça ne l’a pas plus dérangé. Emilie a eu une impression de rejet des outils proposés.

De leur côté, Kristina et Nathalie se sont senties agressées. De manière générale, les participants plus anciens dans le groupe ont ressenti une remise en question de leur manière de travailler. Ils rappellent que Sophie avait pourtant fait appel à des techniques d’animation par le passé.

Dans des discussions personnelles post réunion, Emilie a été mise en cause, ce qui a donné lieu à un mail où elle exprimait son désir de quitter le collectif, faute d’être comprise dans sa démarche. Elle est néanmoins consciente que les dissenssions sont inhérentes à tout groupe d’individus et présente ses excuses. Toutefois, pour elle, depuis dix ans engagée dans une démarche participative au sein de différents collectifs ou associations (dont certains connaissent actuellement des ocnflits similaires d’où une certaine fatigue…), il n’est pas bon de partir sur des bases pas claires et ce, faute de méthodologie.

Pour les autres membres du collectif, il est difficile d’intégrer des points extérieurs à l’ordre du jour, surtout s’ils remettent en cause le travail effectué.

Un autre problème de cette rencontre fut le manque de participants à cause de la simultanéité avec le pot en Mairie qui a divisé le collectif, mais aussi le démarrage du Covid 19. Dernier point délicat : l’arrivée échelonnée des participants. Pour François, la proximité des élections monopolisait de fait le débat.

D’un commun accord, doivent être améliorés : la préparation des réunions, l’accueil des nouveaux : qui sont-ils, d’où viennent-ils, comment ont-ils entendu parler du collectif… Cynthiana prend pour exemple la présentation des nouveaux dans une communauté ancienne et nombreuse comme Longomaï : ça les oblige à densifier leur présentation et à aller à l’essentiel. Faut-il le faire à chaque fois, y compris dans les petites réunions ? Elle a ensuite rappelé pour exemple qu’elle-même avait eu vent du collectif par la nouvelle Florac 2024, puis par le site internet qui lui vait donné envie de découvrir un nouveau type de collectif (« citadin » plutôt que « lieu de vie »). Elle est donc venue à la réunion sans a priori pour aborder une question qui lui tenait à coeur (le parking).

Font trop souvent défaut : les tours de table ( Cynthiana rappelle que même en milieu de réunion, ils ont toujours un effet positif comme ce fut le cas à ladite réunion), l’énonciation des objectifs d’animation.

La discussion pointe une différence d’objectifs, entre ceux souhaitant donner la priorité à la mise en place de la participation citoyenne à travers la collaboration avec la municipalité et ceux pour qui la pratique de la démocratie participative est une priorité à condition qu’elle vise l’intégration d’un maximum de personnes (Pierre, Emilie), grâce à des méthodes de débat adéquates.

Pour les premiers, Kristina rappelle que le collectif est toujours perçu comme un regroupement de néos et qu’il est important que les initiatives spontanées comme la discussion sur le Covid sur le marché du jeudi soient bien différenciées de l’action du collectif. Nathalie T. est optimiste depuis la victoire de la liste Théron dont le programme correspond globalement aux attentes du collectif. Certains objectifs de départ sont donc réaffirmés, comme l’intercommunalité, l’idée d’influencer sur les politiques des municipalités et surtout le nouvelle municipalité floracoise, mais aussi de déboucher sur des projets concrets, pourvant même être indépendants des commissions (Stéphane, avec de nombreux projets en parallèle de ceux portés par la commission urgence climatique).

Pour les seconds, Emilie réaffirme ses compétences en animation de projets participatifs mais doute qu’il soit possible de les exprimer au sein du collectif. Pour elle, il est dangereux de travailler à l’extérieur (Mairie) tant qu’on n’a pas posé les bases des problèmes. C’est parce que les gens sont un peu perdus et ont des objectifs différents que les discussions par mail deviennent parfois houleuses.

Pour Pierre, il faut faire un distingo entre pratique de la politique locale qui obéit à des échéances à court terme (le mot « urgence » revient trop souvent) et demande comme le remarquait Kristina de la prudence afin de ne pas froisser les susceptibilités – et mise en place d’assemblées plus larges où les gens pourraient exprimer leurs point de vue sur le recul actuel de la démocratie dans cette période d’état d’urgence sanitaire. De nombreuses personnes souhaitent voir organisées ces assemblées sur Florac et ce, très rapidement. Elles pourraient aussi se réaliser indépendemment du collectif.

Peut-être faudrait-il aussi séparer « implication citoyenne » et « démocratie participative » qui, si elles relèvent au départ de la même question, ont des pratiques différentes et pourraient être plus efficaces avec des réunions séparées, la seconde concernant le collectif « grand format ».

Enfin, il semble que la question de l’ouverture (ouvert ou non et pourquoi, et comment y parvenir…) du collectif soit remise en cause, y compris par certains membres fondateurs du groupe. Pour Emilie, cela pourrait venir d’une confusion au départ entre « raison d’être » et « objectifs ».

Pour Stéphane,« le chemin se fait en marchant ». On a réussi à constituer un « groupe de pression. On ne peut pas revenir en arrière et remettre les bœufs avant la charrue (les différences d’objectifs entre partisans du Pacte pour la transition, partisans d’une liste citoyenne ou autres ont toujours existé). Il est encore possible d’associer les deux voies (quelqu’un a évoqué la « gestion par tension »), les actions et décisions à mener en priorité et lle chantier de réflexion sur le fond et le développement du collectif. Il craint que si l’avis des nouvelles personnes n’est pas pris en compte, le collectif ne soit menacé d’implosion.

Il faudra impérativement articuler les commissions municipales et celle du collectif portant sur le même thème et envisager ce double travail sur la durée.

La subdivision de cette commission entre communication (externe) et organisation interne est de nouveau à l’ordre du jour, la seconde devant se concentrer sur l’étude de techniques et méthodes d’animation et autres outils à proposer au collectif. Emilie et Cynthiana rappelle que lorsqu’une réunion n’est pas structurée, les grandes gueules prennent l’ascendant alors que les plus réservés n’osent pas exprimer leurs idées ou points de vue.

Tous réaffirment qu’il n’est en aucun cas question d’effacer la base et le travail éffectué depuis le 7 juillet 2019.

2-Quelle orientation et quelle organisation pour la réunion du 24 ?

Théoriquement, les restrictions de réunion devrient être levées après le 22 juin. Tout d’abord, à quoi doit amener cette rencontre? On commence un tour de parole (en deux temps) pour présenter cette journée.

François : c’est à la une journée d’information et une réunion de rentrée, nécessité de retrouvailles, d’échanges comme de retisser des liens en interne. Déroulement :

présentation des participants

rappel de l’essence du collectif

Bilan des élections et du travail mené avec les listes

le bilan est positif, il y a bien eu une prise en considération des demandes portées par le collectif. Il est évident que maintenant que nous les avons sollicités pour une co-construction d’une future implication citoyenne, il faut donc s’y tenir.

François, Kristina et Nathalie M. étaient présents à la première réunion du conseil (même s’ils n’ont pas pris/eu la parole) : un questionnaire doit être envoyé à la population floracoise sur un nouveau fonctionnement. 9 commissions sont mises en place avec chacune un référent. Les conseillers se sont inscrits aux différentes commissions : 6 adjoints ont été nommés, deux sont sans adjoints

1-Serge Védrine à la commission Travaux, Urbanisme, réseaux, Sécurité.

2-Martine Bourgade à l’Environnement, l’Agriculture et les hameaux.

3-Michel Caponi au Social, à la Santé et au Logement.

4-Roland Plantin aux Finances.

5-Roland Plantin aux Affaires culturelles, à l’Animation, aux associations culturelles et au Jumelage.

6-Roland Plantin à la Communication.

7-Véronique Dessaint et Claudie Martin aux Affaires économiques et au Tourisme.

8-Christian Rameau et Claudie Martin aux Affaires scolaires et à la Jeunesse.

9-Damien Armand aux Affaires et associations sportives.

En outre, Roland Plantin, Arthur et Robin sont nommés au SICTOM.

Ces commissions municipales émanent donc de la Mairie qui cherche à développer l’implication citoyenne. Cependant, ils n’ont pas mis en place de commission implication citoyenne), il faut donc demander à clarifier les intentions de la Mairie à ce sujet. Par ailleurs, certains points restent flous comme le nombre de membres dans chaque commission.

La proposition de la Mairie devra être discutée dans une réunion prévue à cet effet afin de voir comment conduire notre engagement et comment la Mairie compte s’y prendre.

Il est donc important que la commission Démocratie participative/implication citoyenne du collectif travaille indépendemment sur cette question afin de sensibiliser la Mairie, mais aussi les communes alentour. Pour Kristina, i faut bien détailler les missions respectives de la Mairie et de la Com com afin que chacun puisse en saisir le fonctionnement.

Autres travaux en vue pour chaque commission. Il est rappelé par exemple pour la commission Urgence climatique que leur travail part de ce qui existe et a été fait avant eux.

-point de fonctionnement interne. Il est aussi rappelé que les commissions ne fonctionnent pas de manière autonomes et qu’elles rendent des comptes au Collectif

-faire un point des autres activités sur le territoire allant dans le même sens (Stéphane).

Pierre, Cynthiana et Emilie craignent que les nouveaux arrivants se sentent mis à l’écart si on ne les sollicite pas au cours de cette présentation. Stéphane pense qu’on devrait soumettre ce bilan aux avis et critiques des participants à la réunion, notamment en ce qui concerne l’attitude à adopter face à la Mairie ainsi qu’à leurs idées de projets concrets, ce qui ramène le problème de toute problématique individuelle extérieure à l’ordre du jour. Il est important de s’organiser pour que les idées exprimées ne restent pas lettres mortes mais puissent être examinées en tant et heure dans la commission qui s’y rapporte (comptes rendus détaillés…).

Emilie donne des exemples d’animations à même d’ouvrir le collectif au plus grand nombre, tout en s’assurant d’une base commune  ( méthode par groupes de 4 des points convergents) en définissant la raison d’être. Il faut aussi définir un mode de prise de décision. Le tout renverrait ensuite à différents chantiers.

Nathalie T. rappelle que tous ne sont pas forcément à l’aise avec ça (tests de Sophie).

Pour Emilie et Cynthiana, ne pourrait-on pas envisager de faire une journée complète scindée en deux parties par un repas convivial, une pour le bilan et les perspectives de la co-construction avec la Mairie, l’autre sur la construction d’un plus grand collectif ? Ce déroulement permettrait des passages plus dynamiques où les nouveaux pourraient trouver leur compte

Le problème : temps court de la réunion (18h-20h) car c’est un mercredi et trop peu de gens seraient disponibles. Beaucoup ont des enfants et préfèrent une première réunion d’information qui pourra être suivie d’une autre rencontre.

Il a été voté (5 contre 2) que cette Assemblée de coordination serait ouverte au public et ce, bien que soient abordées des questions de fonctionnement interne aux commissions. Il serait quand même bon qu’à l’issue des deux heures, une discussion plus ouverte (sans vote), peut-être sous forme de tour de parole, donne la parole à tous sur l’utilité de cette autre rencontre qui pourrait se tenir sous forme d’assemblée.

Il est nécessaire que l’organisation comme notre position soit plus claires. Une réunion préparatoire est donc nécessaire. La date sera fixée ultérieurement.

3-Communication externe :

Le collectif est avant cela invité à radio Bartas ainsi que la nouvelle municipalité. Y vont François et Nathalie M. (remplacée par Nathalie T si pas dispo, et par Pierre, uniquement dans les cas désespérés!).

Pour information, Cynthiana participe indépendamment à un projet de micro-trottoir avec Émilie, qui a lancé l’initiative du porteur de paroles avec d’autres personnes extérieures au collectif (il est rappelé que cette initiative n’est donc pas menée au nom du collectif) et radio Bartas, sur les doléances et les désirs des citoyens vis à vis de la nouvelle mandature.

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