Les réponses à nos questions de la liste conduite par Flore Thérond

Questionnaire à l’attention des listes se présentant à la municipalité de Florac Trois Rivières

Réponses de la liste conduite par Flore Thérond

Questions relatives au volet implication citoyenne

Votre slogan de campagne « Florac Trois Rivières Avenir partagé et solidaire » suggère que vous souhaitez mettre en place un travail collectif :

1/ Comment imaginez-vous ce travail en commun et comment comptez-vous l’appliquer ?
Ce travail se fera par la mise en place et le pilotage de commissions ouvertes aux citoyens, portant sur des thématiques diverses et choisies dans un premier temps en fonction des dossiers en cours(ex travaux et urbanisme, circulation, aménagement de l’esplanade), et pour lesquelles il y a un réel besoin de faire appel aux idées et compétences de chacun.
Afin que les commissions puissent réunir suffisamment de monde pour bien fonctionner, une fiche de contact sera envoyée par courrier en début de mandat à chaque citoyen-ne le sollicitant, s’il est volontaire, à participer aux thématiques qui l’intéressent. L’objectif est de pouvoir avoir un carnet d’adresse et de « fidéliser » un maximum de personnes aux travaux, lesquelles recevront
directement une invitation.

2/ Souhaitez-vous vous restreindre uniquement à de la consultation (des réunions publiques par exemple) ou bien aller jusqu’à la concertation et la co-construction avec un groupe de citoyens ?
L’objectif est de pratiquer tous les niveaux, cependant le travail de co-construction sera restreint à des projets structurants, c’est à dire que pour le reste les élus sont en capacité de prendre des décisions, car ils ont reçu un mandat pour cela, et parce que la majeure partie des sujets et décisions à prendre en conseil municipal n’exigent pas une consultation spécifique.
Par contre un investissement important sera accordé à la communication qui peut être grandement améliorée aujourd’hui, avec pour idée par exemple d’instaurer 2 réunions publiques par an à des dates stratégiques et régulières (pour en faire des rendez-vous fixés) afin de diffuser des informations sur l’action municipale et les choix qui ont été faits. Ce ne sera pas directement de la consultation mais un outil de diffusion. Cependant les remarques des citoyens y seront accueillies.
Un adjoint sera entièrement dévoué à ce travail de communication et de lien avec la population.

3/ Dans sa synthèse, le collectif citoyen propose d’élaborer en commun, en début de mandat, une nouvelle méthode pour l’exercice du pouvoir, prenant appui sur des expériences alternatives conduites dans d’autres communes et présentant une série d’outils mobilisables pour favoriser l’implication des citoyens. Que pensez-vous de ce travail?
Le travail du collectif est très intéressant et documenté. La liste est attentive aux propositions mises en avant. Cependant la démocratie participative ne se décrète pas ; pour la mettre en œuvre il faut s’assurer qu’il y ait une réelle attente des citoyens. Par ailleurs, elle ne s’improvise pas et demande de prendre du temps. « On ne change pas radicalement un fonctionnement en 2 ou 3 mois ».

4/ Accepteriez-vous de mettre en place une commission de travail dédiée à un fonctionnement municipal plus participatif ?
Oui. Une telle commission sera utile pour réfléchir de manière plus approfondie à un fonctionnement plus participatif. En dehors des commissions ouvertes qui sont proposées, tout reste
à imaginer.

5/ Dans quelle mesure accepteriez-vous de revenir sur des projets controversés qui ont été adoptés par la mandature précédente ?
La liste ne reviendra pas sur des projets qui sont actés et engagés financièrement car elle n’en a pas la possibilité. Cela étant elle se réserve le droit dans l’avenir de discuter des évolutions et d’aménagements possibles. Plus généralement il est difficile de revenir en arrière sur les projets de l’ancienne mandature, que ce soit à l’échelon communal ou intercommunal. Néanmoins, dès lors qu’il y a une association plus approfondie des élus municipaux en amont des projets, notamment pour des projets structurants portés par l’intercommunalité, le risque d’incompréhension peut être amoindri. L’instruction d’un projet de compétence intercommunale ne peut être portée par le seul vice-président qui en a la charge. C’est un bilan qui a été tiré des 3 ans de la communauté de communes Gorges Causses Cévennes, laquelle repose sur un territoire très vaste.

Questions relatives à l’urgence climatique et sociale

Dans cette campagne municipale la question de l’urgence climatique et sociale ressort comme la première préoccupation des français. Les réponses pour engager une transition écologique, énergétique et sociale doivent se faire à tous les échelons territoriaux, donc l’échelon communal et intercommunal.

6/ Comptez-vous mettre au cœur de votre programme la nécessité de répondre à l’urgence climatique et sociale? Comment cela va-t-il se traduire? ».
Oui, cela se traduit par un certain nombre de mesures inscrites dans le programme :

  • adhésion au réseau des « villes et villages en transition »
  • élaboration d’une démarche TEPO (Territoire à Énergie Positive) visant à réduire les besoins en énergie.
  • développement d’un plan d’écomobilité.
  • diagnostic foncier sur les terres agricoles.
  • continuité de la démarche de l’atlas local de la biodiversité communale.
  • valorisation des déchets verts et relance d’un projet de ressourcerie.
  • amélioration de l’éclairage public.
  • La réalisation des travaux d’assainissement avec la séparation des eaux.

Il n’y aura pas d’adjoint dédié à cette question, cependant l’urgence climatique et sociale constituera un vecteur transversal dans la prise des décisions. La liste compte aussi sur une évolution des mentalités qui permette de prendre véritablement en main ces enjeux.

7/ Nos richesses naturelles et indispensables sont la forêt, l’eau, les terres agricoles ou encore tous les savoir-faire historiques locaux de nos anciens. Comment envisagez-vous de les protéger ? de les utiliser ? de les valoriser ? ceci avec le changement climatique pour lequel ces richesses ont un rôle essentiel ?
Il n’y a pas de réponses toutes faites bien que la préoccupation soit partagée. Cela nécessitera des réflexions dans une commission dédiée.
La mise en valeur et la ré-appropriation des savoir-faire anciens est nécessaire. C’est un patrimoine culturel certes qu’il faut faire découvrir, mais ces savoirs constituent aussi une richesse économique : un très bel exemple est l’école de la pierre sèche.


8/ Le lien social et intergénérationnel est présent à Florac au travers d’une politique culturelle et collective variée, menée principalement par les actions des associations. Comment prévoyez-vous de les soutenir ?
Les associations sont à Florac Trois Rivières un vivier d’énergies conjuguées, et nous sommes conscients qu’en leurs seins s’y rencontrent toutes les générations issues de milieux sociaux différents pour y faire l’apprentissage de la valeur « agir ensemble » qui nous tient tant à cœur.
Nous avons le désir de soutenir la mise en place d’une maison des associations, qui puisse être un lieu de réunion, de travail en commun, de mutualisation, etc. Il n’y a cependant pas de projet de construire une telle maison pour l’instant mais nous pensons qu’il est possible de réfléchir à la redéfinition d’espaces existants.
Il faut insister sur l’aide aux associations par différents moyens : matériels, financiers, et pourquoi pas l’emploi d’une personne dédiée à l’appui aux associations, par exemple pour la réalisation de tâches administratives. Plus globalement, la politique culturelle doit être fortement soutenue car elle est vecteur de lien social et est source d’attraction pour les nouvelles populations. Il est important aussi de soutenir de gros événements fédérateurs voire d’en créer de nouveaux. Enfin le budget et le montant des subventions attribuées aux associations sera présenté de manière plus transparente.

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